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2ème session des quatrièmes pourparlers sur le climat en Afrique : les experts appellent à des actions climatiques robustes

février 27, 2023 0 465

En marge de la 9ème session du Forum Régional Africain pour le Développement Durable (FRADD) qui se tiendra du 28 février au 02 mars 2023, à Niamey, la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) organise des évènements parallèles en prélude à cette rencontre continentale.  Ce lundi 27 février, les travaux se sont poursuivis sur la 2ème session des quatrièmes pourparlers sur le climat en Afrique avec pour thème : « Renforcer la résilience climatique pour une meilleure sécurité humaine dans la région du Sahel ».

Plusieurs interventions en présentiel et en ligne ont été prononcées lors de la cérémonie d’ouverture présidée par la Ministre nigérienne de l’Environnement et de la lutte contre la désertification Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa.

 

C’est le Vice-recteur de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey qui a pris la parole le premier pour décrire les effets du changement climatique en Afrique et plus précisément au Sahel. « Les pays de l’Afrique particulièrement ceux du Sahel sont vulnérables, et font face à plusieurs défis auxquels, il faut trouver des solutions durables », a-t-il précisé. Parmi ces conséquences, Pr Rabani Adamou a évoqué entre autres : les sécheresses, les vagues de chaleur, les famines, les crus du fleuve Niger, les inondations, les destructions des maisons et des champs, ainsi que des exodes ruraux. « Ces maux constituent des véritables freins qui entravent les efforts des Etats », a-t-il ajouté.

Pr Rabani a par la suite, mis en exergue les potentialités dont regorgent le continent et surtout les pays du Sahel pour améliorer la résilience climatique en Afrique, qui pourtant avec 15% de la population mondiale, émet seulement 4% du gaz à effet de serre.

Parmi ces potentialités énergétiques figurent le Soleil, les énergies fossiles et l’hydrogène en ce qui concerne le Niger. Mais malgré ces ressources, 1% de la population nigérienne vivant en milieu rural a accès à l’énergie électrique, d’où son appel à exploiter les potentialités énergétiques au bénéfice de l’Afrique voire même de l’humanité.  Pour l’universitaire, ces genres de rencontres organisées par la CEA constituent une occasion unique d’échanges entre les différents acteurs. Il a évoqué la nécessité de trouver des solutions africaines qui serviront des alternatives solides pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

A cet, effet, il préconise l’avènement d’une agriculture innovante qui sera adaptée au changement climatique. Pr Rabani Adamou a conclu en indiquant qu’au niveau de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, quatre (4) masters sont enseignés au profit des étudiants d’Afrique de l’Ouestafin de mener des recherches pour une agriculture résiliente au changement climatiques.

 

Le Directeur Général de l’ACMAD, M. André KAMGA a d’entrée de jeu salué la résilience du Niger face aux innombrables défis auxquels, le pays est confronté depuis plusieurs années, auxquels s’ajoutent d’ailleurs, les récentes crises mondiales d’où la nécessité selon lui de prendre des mesures clés et urgentes.

La coordinatrice résidente du système des nations unies au Niger, Mme Louise Aubaine, s’est exprimée dans le même sens : « Le réchauffement climatique nécessite des mesures urgentes ici au Niger. La Cop 27 a souligné que les pays africains peuvent mettre en place des schémas et les nations unies peuvent accompagner ».

Le négociateur en chef pour la justice climatique pour l’Afrique M. Mithika Mwenda a dit qu’ils sont actuellement en train de s’appesantir sur les mesures que prendront les Etats pour faire entendre la voix de l’Afrique dans les négociations. « Il faut exercer une pression sur nos chefs d’Etat pour qu’ils puissent envoyer un message fort à leurs collègues du Nord. Tout ceci doit se faire dans le cadre de la justice climatique », a insisté M. Mwenda.

 

Cette session qui se tient à la veille de la tenue du Forum Régional Africain pour le Développement Durable (FRADD) et le 5ème  Forum Africain sur la Science et la Technologie est une occasion pour la Ministre de l’Environnement et de la lutte contre la désertification du Niger, Mme Garama Saratou Inoussa d’exhorter les participants à saisir l’opportunité de mieux appréhender les données scientifiques en lien avec le changement climatique car à la date d’aujourd’hui, tous les rapports ont dressés un tableau sombre sur le continent et le rythme en matière de changement climatique en Afrique est supérieur à la moyenne, a révélé Mme Garama.  

« Il faut agir maintenant avec ambition et urgence pour redresser la trajectoire en préservant l’intégrité environnementale. Le changement climatique doit être la véritable priorité pour la communauté internationale. », dixit la ministre de l’environnement qui par ailleurs, s’est félicitée de quelques avancées enregistrées en la matière avec le projet sur la Grande Muraille Verte, l’adoption de la commission fonds climat pour le Sahel et les deux (2) milliards de dollars US à travers des actions de valorisation des énergies renouvelables.

La Ministre de l’environnement du Niger attend des participants une déclaration solide à partir de Niamey qui doit appeler à des actions climatiques robustes tout en réitérant la convergence de vue sur le changement climatique ainsi que la totale adhésion du Niger qui va jouer pleinement sa partition.

Ibrahim Moussa

Dernière modification le lundi, 27 février 2023 11:57

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