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Ouverture officielle de la 56ème édition de la Cure Salée : Le Président de la République engagé dans la redynamisation du secteur de l’élevage

septembre 17, 2021 0 523

C’est devant un parterre d’invités et en présence du Président de la République Mohamed Bazoum qu’ont été officiellement lancées les festivités entrant dans le cadre de la 56ème édition de la Cure Salée, ce vendredi 17 Septembre 2021, à Ingall. L’évènement a drainé plusieurs personnalités parmi lesquelles les présidents des institutions, les membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique et organisations internationales, les autorités administratives, coutumières et religieuses ainsi que des nombreux participants dont les principaux concernés, les éleveurs. Plusieurs délégations des pays amis à savoir: l’Algérie, le Mali, le Nigeria et le Tchad ont effectué le déplacement d’Ingall. ‘’La cure Salée, vecteur de la consolidation de la paix pour une mobilité pastorale durable et un développement des chaines de valeurs’’, tel est le thème de cette 56ème édition, qui intervient dans un contexte où les éleveurs sont confrontés à plusieurs défis. En s’adressant à l’assistance, le président de l’Association des éleveurs du Niger M. Amadou Halilou, s’est félicité de l’adoption du projet de décret portant adoption du document de la Politique Foncière Rurale du Niger (PFRN) et son plan d’action au Conseil des Ministres du 9 Septembre dernier. A travers cette loi, l’objectif visé est d’assurer de meilleures perspectives à l’aménagement du territoire, la protection de l’environnement, la sécurisation foncière aussi bien pour les acteurs ruraux que pour le domaine foncier de l’Etat, la prévention et la gestion des conflits liés au foncier rural et plus globalement, le développement rural. Le Président de l’Association des éleveurs du Niger d’exhorter les autorités a trouvé d’autres mécanismes pour renforcer la résilience des animaux face aux conséquences du changement climatique et à la fermeture des frontières par certains pays voisins aux éleveurs Nigériens. Cette question de la résilience des éleveurs a été abordée par le président du Conseil Région d’Agadez, M. Mohamed Anacko qui a lancé un cri de cœur à l’endroit des partenaires techniques et financiers de s’intéresser davantage aux questions de pastoralisme dans le cadre de montage des nouveaux projets de développement. L’élevage étant la seconde mamelle de l’économie nigérienne, concerne 87% de la population dont 20% vivent exclusivement des activités pastorales. En ouvrant officiellement les festivités, le Ministre de l’élevage, porte-parole du gouvernement Tidjani Idrissa Abdoulkadri a notifié le rôle que joue l’élevage au Niger, « plus qu’une activité économique, l’élevage est un mode de vie au Niger et renferme une dimension sociale, économique, culturelle et politique », a martelé le Ministre de l’élevage, porte-parole du gouvernement. Occupant une place prioritaire dans le programme de la Renaissance acte 3 du Président de la République Mohamed Bazoum, le gouvernement met en œuvre depuis un certain temps, de nombreux outils stratégiques dont la stratégie de sécurité alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable, la stratégie de développement durable de l’élevage aux fins de booster l’élevage et amorcer une réelle modernisation et transformation de sa pratique sur toute l’étendue du territoire nationale. Le gouvernement à travers le ministère de l’élevage entend revisiter la stratégie avec une évaluation sans complaisance afin de dégager toutes les insuffisances, tous les obstacles pour lesquels pour sortir l’élevage et les éleveurs nigériens de la situation de précarité dans laquelle ils végètent. A travers l’élaboration de la politique foncière rurale, l’objectif visé est d’avoir en 2035, un Niger où les acteurs ruraux bénéficient d’un accès équitable et sécurisé du foncier. La création des conditions favorables au développement d’investissements pour renforcer la résilience des populations et le développement socio-économique, durable et harmonieux figurent également sur l’agenda du gouvernement.

Ibrahim Moussa, Envoyé spécial

Dernière modification le mardi, 05 octobre 2021 06:53

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