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Point de presse des avocats de la famille Bazoum: Le collectif fustige la détention extra-judiciaire et les violations des droits de leurs clients

novembre 16, 2023 0 330

Le jeudi 8 novembre 2023, les avocats de la famille du président déchu Mohamed Bazoum ont animé un point de presse dans lequel, ils ont dénoncé ce qu'ils ont qualifié ‘’d'arrestation extrajudiciaire’’ ainsi que des ‘’violations des droits de leurs clients’’, suite à ce qui est convenu d'appeler les évènements liés à la tentative d'exfiltration du président Mohamed Bazoum.

Face à la presse, le collectif des avocats a fait le récit des évènements qui se sont dé- roulés dans la matinée du 19 octobre 2023, lorsque des éléments des Forces de Défense et de sécurité (FDS) ont mené un assaut dans une résidence privée, située dans la périphérie nord de la ville de Niamey. Selon les avocats de la famille Bazoum, il s'agit d'une villa louée depuis plus de deux (2) ans et dédiée à l'hébergement des parents proches du président Mohamed Bazoum de passage à Niamey. Le conseil de la famille du président déchu a ainsi dé- cliné les identités et les professions des personnes quis'y trouvaient dans cette villa au moment des faits. Les six (6) personnes énumérées par les avocats sont des élèves et des gardes rapprochés du président déchu auxquels, s'ajoute le jardinier de l’ex première Dame. Toutes ces personnes arrêtées sont actuellement détenues par la DGDSE et dans des conditions extrê- mement déplorables, ont dénoncé les avocats de la famille Bazoum.Pour les avocats, la détention de leurs clients viole certaines dispositions de la déclaration universelle des droits de l'Homme, "toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa dé- fense lui auront été assurées", ont indiqué les avocats. Ces derniers d'ajouter : " par conséquent, les traitements inhumains et dégradants infligés en dehors de la procédure pénale, jurent d'avec toutes les conventions internationales garantissant le principe de la présomption d'innocence, la sureté de la personne humaine et le droit à un procès équitable''.Les avocats de la famille Bazoum ont également demandé la cessation de tout traitement inhumain et dé- gradant de leurs clients. " Dès lors, les séquestrationsextra-judiciaires, les sé-vices, les tortures et autres traitements avilissant à l'égard de nos clients doivent cesser immédiatement au nom du peuple nigérien solidement attaché à l'état de droit"

.Ibrahim Moussa

Dernière modification le jeudi, 16 novembre 2023 06:06

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