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Levée des sanctions de la CEDEAO : Le Niger suspendu aux 7 et 10 décembre 2023

novembre 30, 2023 0 959

Les nigériens attendent anxieusement les dates des 7 et 10 décembre 2023 pour se fixer sur la trajectoire que prendront les autorités nigé- riennes de la transition à l’issue des décisions que prendront les juridictions communautaires. Le premier élément attendu est Le délibéré du jugement de l’affaire opposant le Niger et la CEDEAO prévu pour le 7 dé- cembre prochain et le second est le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO qui va statuer le 10 décembre sur l’évolution de la situation au Niger et la levée ou non des sanctions prises par l’instance communautaire à l’endroit du Niger depuis les événements du 26 juillet 2023. Ce qui est sûr, les décisions qui seront prises au cours de ces deux dates seront déterminantes sur la conduite de la transition nigérienne.

La situation socioéconomique du Niger devient de plus en plus difficile depuis les sanctions prises par la CEDEAO et de l’UEMOA le 30 juillet 2023. Le tableau quelque peu inquiétant a été brossé par les avocats du Niger lors des assises devant la cour de la CEDEAO. Les ravitaillements du pays se font rares, les banques sont paralysées, l’impact de la suspension de la fourniture d’énergie par le Niger se fait ressentir, les prix des denrées flambent sur les marchés, tels étaient les élé- ments présentés par les avocats du Niger lors du procès la semaine dernière.Beaucoup de plaidoyers ont été menées par diverses organisations en vue d’obtenir la levée de ses sanctions. Concomitamment des recours auprès des instances judiciaires communautaires ont été initiés par le Niger qui estimait être injustement et illégalement trait.

Le délibéré du jugement de l’affaire opposant le Niger et la CEDEAO attendule 7 décembre prochain

Le délibéré du jugement de l’affaire relative aux sanctions économiques et financières qui oppose la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Etat du Niger sera rendu le 7 décembre prochain. Après un premier report, la juridiction de l’organisation sous régionale a examiné, le mardi 21 novembre 2023, à Abuja, au Nigeria, siège de l’institution, la plainte déposée par le Niger qui proteste contre les sanctions à lui imposées suite au coup d’Etat militaire qui a renversé le président Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023. Les deux parties au procès, représentées chacune par son conseil, ont engagé des plaidoiries devant les juges de l’espace communautaire. Un avocat, qui a plaidé en faveur du Niger, a expliqué la gravité de la situation inhérente aux sanctions qui a eu comme conséquences le manque d’acheminement des marchandises et des produits alimentaires de base, la hausse du taux d’inflation de 15% sur les marchés, le blocage des activités des banques, la fourniture d’électricité avec un lourd préjudice de plus de six milliards de francs CFA. Il a déploré des sanctions qui, au lieu d’être graduelles, ont été totales et immé-diates. La partie adverse, c’est-à-dire la CEDEAO, a, par contre, soutenu la conformité aux textes de l’organisation des sanctions. Le conseil de l’espace communautaire a estimé et plaidé irrecevable la plainte des autorités militaires nigériennes qui, plus, sont issues d’un coup d’Etat. Le membre du même pool a rappelé l’action intentée par des avocats pour demander la libération de Mohamed Bazoum ainsi que le retour à l’ordre constitutionnel normal au Niger. La décision de la Cour de justice de la CEDEAO est intervenue cinq jours seulement de celle en forme de la juridiction de l’UEMOA à Ouagadougou, qui a débouté le Niger dans le cadre d’une autre plainte similaire. Les sanctions objet du litige entre le régime militaire du Niger et la CEDEAO est, depuis quatre mois, au centre de toutes les attentions. Réunis à Abuja, mardi 22 novembre dernier, les membres du parlement de l’organisation sous-régionale ont appelé les chefs d’Etat et de gouvernement de la même institution à lever les sanctions imposées au Niger suite au putsch qui a mis fin au régime de Mohamed Bazou.

Le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement programmé pour le 10 décembre

Selon des sources bien informées, le prochain sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement prévu pour le 10 dé- cembre à Abuja va statuer sur la situation née des évènements du 26 juillet 2023 au Niger. L’on se rappelle que suite à ces événements la CEDEAO avait d’abord dépêché le Président dela transition Tchadienne Mahamat Idriss Déby Itno pour porter un message à l’endroit des nouvelles autorités nigé- riennes. Puis le Président en exercice de la CEDEAO, le Président de la République fédérale du Nigéria Bola Ahmed Tinubu avait envoyé un émissaire en la personne de l’ancien Chef de l’Etat Abdul Salami Abubakar accompagné du L’Emir de Sokoto pour une médiation au Niger pour écouter les autorités nigériennes de transition et transmettre le message de la CEDEAO. Depuis lors, l’on n’entendit aucune voie autorisée parler de l’évolution de la situation. L’on sait toutefois que la République d’Algé- rie a fait une offre de médiation dans le règlement de la crise avant que le processus ne tourne court suite à des incompréhensions.Par ailleurs, le Conseil de Paix et de sé- curité de l’Union africaine avait fait des séries de recommandations à l’intention des chefs d’Etat de l’Union Africaine par rapport à la situation du Niger.Depuis lors, l’on n’a pas connaissance des pourparlers qui sont menées officieusement en dehors de l’acceptation par le CNSP d’une médiation du Président de la République du Togo, Faure Gnassingbé.Ce qui est sûr, les Chefs d’Etat suivent avec une grande attention la situation du Niger.Espérons tout simplement qu’ils seront attentifs aux multiples sollicitations du Peuple nigérien.

Adoum Boulkassoum

 

 

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