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Société : Assainir la gestion de l’Assemblée Nationale

novembre 04, 2021 0 659

Depuis quelques années, l’Assemblée Nationale est citée comme une institution qui est peu regardante sur la rigueur dans la gestion. Il vous souviendra qu’à une certaine époque, la société civile a soulevé un vif tollé quand les députés nationaux ont adopté des résolutions pour revoir à la hausse leurs indemnités. Tout récemment encore, du temps de la gestionde Amadou Salifou, alors président de cette institution, on a parlé d’une bagatelle d’un millier de conseillers qu’il s’est octroyé et qui n’ont aucun profil pour mener un travail intellectuel quelconque.

Beaucoup d’entre eux étaient des illettrés complets ou des chômeurs à la recherche de la pitance journalière.

Le seul sens qu’on peut donner à cette cascade de nomination reste et demeure le souci de caser des militants zélés pour faire face à la pression des structures politiques. Sauf que ces nominations à tour de bras impactent dangereusement sur le budget de l’Assemblée Nationale.

Toutefois, après le passage de Amadou Salifou, beaucoup de réformes ont été introduites pour assainir la gestion au niveau de cette institution qui a l’air de ressembler à un Etat dans un Etat. Aujourd’hui encore, la réflexion continue pour éliminer certaines pratiques peu orthodoxes qui n’honorent pas l’Assemblée Nationale.

Dans tous les cas, le Président de la République Mohamed Bazoum entend moraliser la gestion de l’Etat à tous les niveaux. Il a donné le ton dès sa prise de fonction en limitant la taille du gouvernement, en supprimant les postes des directeurs de cabinet des ministres et des ministres conseillers et en supprimant tout dernièrement certains postes d’attachés des ambassades dont l’utilité est discutable.

En outre, le Président de la République a pris l’engagement d’assainir la gestion des ressources publiques à travers des missions de contrôle tout azimut dans toutes les entités de l’Etat.

Au stade actuel, les inspecteurs généraux d’Etat sont à pied d’œuvres pour fouiller dans la gestion, y compris à la présidence de la République.

Après les inspections générales d’Etat, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) et la Cour des Comptes ont été instruites pour la même mission.

En ce qui concerne l’Assemblée nationale, 2ème institution de la République, les réflexions sont engagées pour rationaliser sa gestion en bannissant certaines anciennes pratiques. Il semble que le Ministre de la Santé par exemple a écrit un courrier à l’Assemblée nationale pour demander d’arrêter les évacuations sanitaires fantaisistes telles qu’on a pu l’observer par le passé. Il y a aussi une limite raisonnable du nombre de conseillers qui est en discussion au niveau de la haute sphère de l’Etat.

Adoum Boulkassoum (larouedelhistoire.com)

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