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Cameroun 2021 : La CAN de toutes les surprises ?

janvier 27, 2022 0 665

Elle a failli ne pas se jouer au Cameroun après le grand doute émis par les présidents de la FIFA et d’autres pays africains qui mettent en cause la préparation et l’état des pelouses au pays de Samuel Eto’o. Finalement après l’intransigeance du nouveau président de la FECAFOOT et des autorités camerounaises, la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations s’ouvre en présence du Président camerounais Paul Biya. Une compétition marquée à tous les instants de couacs les uns plus graves que les autres.

Entre des comportements extra sportifs des joueurs, de la polémique sur les tests covid en passant par le niveau des arbitres, l’état des pelouses et le manque d’efficacité des attaquants, cette CAN a été de toutes les polémiques. Sur le plan sanitaire, beaucoup de pays se sont plaints des tests covid. Les Comores en sont la parfaite illustration avec des cas en cascade, une équipe qui a joué son huitième de finale sans gardien de but. Il a fallu titulariser au poste un défenseur pour dépanner l’instant d’un match qui le fait et lui et son pays dans les cœurs des amoureux du football. Une polémique qui a fait réagir le nouveau président de la FECAFOOT Samuel Eto’o qui a demandé du respect à son pays lors d’une conférence de presse.

L’autre problème qui a fait surgir le président Eto’o a été l’état des pelouses. Beaucoup se sont offusqués de ce problème qui ne fera rien changer selon Eto’o. Même la FIFA a voulu qu’on ne joue pas cette compétition a-t-il dit donc que ceux qui parlent se taisent et jouent a fait comprendre l’ex pichichi des lions.

Le niveau technique aussi laisse à désirer. Entre le manque d’efficacité des attaquants et le niveau de certains matchs, couplés à l’état des pelouses, cette CAN ne sera pas dans les annales de l’histoire du foot africain. Peut-être que pour la suite de la compétition le niveau se lèvera c’est tout le bien qu’on peut espérer.

L’autre point non moins négligeable à souligner a été le niveau des arbitres. Dans presque tous les matchs, les critiques ont fusé sur les hommes en noir. Des cartons en pagaille, des décisions incomprises comme siffler la fin d’un match à la 85ème minute puis le faire rejouer alors que les joueurs rentrent déjà aux vestiaires pour siffler encore la fin à la 88ème minute, l’arbitrage n’a pas été à la hauteur malgré la VAR. Il faudra sans doute lever le niveau des hommes en noir par des formations surtout. Le drame d’Olembé a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase quant à l’organisation balbutiante de cette compétition. Une dizaine de morts et de nombreux blessés, le Cameroun n’est pas un exemple dans l’organisation d’une grande compétition.

L’onde de choc de l’affaire Aubameyang et Lemina accusés d’avoir fait venir des femmes de joie dans leur hôtel et chassés de la sélection a aussi dépassé les frontières.

Sinon sur le plan purement football, on peut signaler l’élimination du champion en titre l’Algérie, incapable de gagner un seul match, les coéquipiers de Mahrez ont déçu à tous les niveaux et quitté la compétition la tête basse. Le Nigeria, la Côte d’Ivoire n’ont pas répondu aussi aux attentes, éliminés dès les 1/8ème de finales.

La Guinée Equatoriale, la Gambie sont les outsiders qui ont surpris et éblouis le public. D’autres favoris comme le Cameroun conduits par Vincent Aboubacar (meilleur buteur de la compétition), le Sénégal amené par Sadio Mané, l’Egypte de Salah poursuivent en espérant succéder à l’Algérie.

A ne pas sous-estimer le Burkina Faso et surtout le Maroc de Hakimi.

Amadou Roufaï Dandoua

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