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Affaire du cimetière d’un village de Gazaoua : la piste de l’enquête penche vers le personnel de la Mairie

février 19, 2022 0 698

Il y a quelques jours le journal «le souffle» de Maradi a fait cas d’une affaire baroque qui s’est passée dans la commune de Gazaoua où un bouc a été enfoui dans le sol à côté des tombes humaines.

Avant d’enterrer le pauvre bouc, les auteurs de cet acte ignoble ont fourré dans la bouche de la bête des gris-gris portant une liste de plusieurs personnalités de la localité. L’ancien ministère Sani Abdourahamane qui est visiblement la personne la plus visée dans cette affaire animiste et païenne s’est vu le nom porté deux fois. La tombe dans laquelle était introduit le bouc a été découverte à la suite d’un tour anodin de la population du village qui est venue enterrer un des leurs. C’est après ce rite que quelqu’un a proposé de faire un tour dans le cimetière pour réparer certaines tombes qui seraient éventuellement ouvertes du fait des rats ou autres petits animaux qui creusent nuitamment les tombes. A leur grande surprise ils ont découvert une tombe toute fraiche dans les parages. Après plusieurs discussions ils ont décidé d’ouvrir la tombe parce que le fait paraissait curieux dans un petit village où un décès d’un habitant ne peut passer inaperçu et encore moins les rites de l’enterrement qui mobilisent le village entier. Dès les premiers coups de pelles, les villageois ont compris qu’il s’agissait d’une tombe atypique.

Finalement c’est un bouc noir enrobé dans un linceul qu’ils découvrent au fonds du trou. Dans sa bouche, des grosses amulettes portant des noms. Certainement des cibles qu’il faut détruire mystiquement. C’est une pratique courante au village où l’obscurantisme et l’animisme sont encore d’actualité. Mais apparemment les personnes visées sont aussi blindées. C’est pourquoi les gens du village ont eu l’idée de ce tour inopiné du cimetière. Nous avons approché l’ancien ministre Sani Abdourahamane pour savoir si quelqu’un lui en voulait dans le village. Ilnous a répondu qu’il n’a aucune idée de celui ou de ceux qui souhaitent sa mort. Mais il nous a signifié qu’il reste serein et imperturbable tout de même. Comme on le dit, en Afrique, les aïeux sont au contrôle. Mais mieux M. Sani Abdourahamane, en bon croyant s’est toujours refugié sous la protection de Dieu le Protecteur.

Toutefois une enquête a été immédiatement engagée après le bruissement de l’affaire. Pour le moment, après l’arrestation d’un chef de village, des nouveaux du puzzle renvoient vers la mairie du village. Mais on est toujours au stade des investigations selon une source locale. Donc évitons les conclusions hâtives et attendons les résultats définitifs.

Mato Mani

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