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Question sécuritaire : Mahamane Ousmane et la thèse des coups d’Etat !

février 24, 2022 0 1286

Après la nomination du Chef de File de l’opposition le 27 janvier dernier, nous nous interrogions sur celui qui en-est le véritable chef de ce regroupement au vu de la persistance de Mahamane Ousmane à vouloir se mettre toujours au-devant de la scène et à se positionner comme le meneur principal des opposants nigériens.

Notre interrogation garde encore tout son sens malgré l’acte officiel nommant le leader du deuxième parti politique en termes de députés nationaux comme Chef de file de l’opposition, en l’occurrence Tahirou Saidou du MODEN FA Lumana Africa, ce semi-analphabète qui a fait fortune dans la vente des véhicules d’occasion. La sortie médiatique du Président du RDR-Tchenji, Mahamane Ousmane, candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle du 21 février, en première ligne, s’abritant derrière le dossier de la saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO dans le contentieux électoral qui l’oppose avec le Niger, a rajouté encore à la confusion entretenue à ce sujet. Mahamane Ousmane s’accroche et donne l’impression d’être le vrai Chef de file de l’opposition. Sans compter qu’il est apparu dans cette dernière sortie médiatique avec un langage somme toute curieux aux antipodes des valeurs républicaines.

Pour ainsi dire Mahamane Ousmane a sombré dans une véritable thèse des coups d’Etat.

Le Président du RDRTchenji, Mahamane Ousmane a effectué une sortie médiatique le samedi 19 février 2022. Si l’on en croit le communiqué N°009/OPN/22 de la Coalition CAP 20-21/ACC/FRC et Alliés signé par le Secrétaire Exécutif permanent Maman Sani Malam Maman, l’objet de la sortie médiatique devait porter sur «l’évolution du dossier du contentieux électoral né de l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021, dossier pendant devant la cour de justice de la CEDEAO» qui allait être livrée par Me Lirwana Abdourahmane, conseil de Mahamane Ousmane. Mais ce dernier n’a rien appris de nouveau aux nigériens.

Il a ressassé la même information que tout le monde connait se donnant l’espoir de remporter la victoire à l’issue du verdict attendu le 31 mai prochain. Aussitôt le point de Me Lirwana achevé que Mahamane Ousmane s’est arrogé la parole, pour épiloguer sur ce qui semble être le véritable ordre du jour de la rencontre : le redéploiement de la force Barkhane et de la force Takuba au Niger.

Le Président de la République et le Gouvernement, on le sait, ont décidé de soumettre la question du redéploiement décidée la semaine dernière à la suite de la réunion des Chefs d’Etat du G5 Sahel sur le Niger et d’autres pays menacés par le terrorisme. Le Chef de l’Etat Mohamed Bazoum entend même engager a responsabilité du Gouvernement sur cette question autour de laquelle il y’a beaucoup de spéculations.

Le Président du RDRTchenji avec ses mimiques habituelles en a fait le principal menu de la rencontre du 19 février 2022. Il s’est fondu en questionnement relativement à la décision du gouvernement de soumettre la question au parlement, citant à dessein, pêle-mêle, tous les pays de la sous-région qui ont été victimes de coup d’Etat et qui disposaient de majorité confortable à l’Assemblée Nationale. Rien que des mauvais exemples et des mauvais présages qui sont pourtant considérés comme des références pour Mahamane Ousmane et qui traduisent son état d’esprit par rapport à la marche démocratique de nos Etats.

A écouter les commentaires tenus par Mahamane Ousmane, à ce sujet, de surcroit député siégeant à l’Assemblée nationale, on a l’impression qu’il ne croit guère à l’Etat de droit et aux institutions républicaines qui sont pourtant prévues par la Constitution et qui sont chargées de réguler la vie de la nation, chacune en fonction des attributions qui lui sont conférées par la Constitution.

La preuve, de tous ces coups d’Etat qu’il a cités au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, il n’en a condamné aucun, ne serait- ce que par principe.

Pis, en balayant d’un revers de main la démarche du Gouvernement d’engager sa responsabilité par rapport à cette question, dans son commentaire Mahamane Ousmane, n’a fait aucune proposition et n’a présenté aucune alternative, comme si tout son discours consistait à approuver ce qui s’est passé dans les pays de la sous-région et même à en rêver pour le Niger.

Du reste, l’opposition politique nigérienne dans son ensemble n’a jamais fait mystère de sa position dans ses sorties médiatiques par rapport aux insurrections populaires et aux putschs. Et Mahamane Ousmane s’est juste érigé opportunément en porte-parole de celle-ci cette fois-ci.

En tout cas, c’est ce que semble être tout l’exercice auquel s’est consacré le candidat malheureux de l’élection présidentielle du 21 février 2021 qui pourtant fait croire à l’opinion qu’il est un grand démocrate et reste confiant aux institutions.

A noter que ce point de presse auquel le Secrétaire permanent de la CAP 20- 21/ACC/FRC et Alliés a convié les bureaux politiques des formations politiques membres, n’a enregistré que quelques leaders insignifiants des formations politiques de l’opposition, preuve du rejet de l’instrumentalisation que Mahamane Ousmane tentait de faire de cette coalition en voulant se faire passer sur le terrain comme le véritable chef de file de l’opposition.

Adoum Boulkassoum

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