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Les processus de pourvoi aux postes vacants de certains Chefs traditionnels rappelés à Dieu sont lents.

septembre 09, 2022 0 567

De grandes figures de la chefferie traditionnelle du Niger se sont éteintes au cours de l’année 2021 et celle en cours 2022, laissant des vides au niveau des communautés entières de certaines de nos localités. Si dans certaines localités, les successions s’organisent, dans d’autres par contre, le processus est lent, très lent même.

Au niveau du Sultanat du Katsina Maradi, après la disparition de l’Honorable Ali Zaki rappelé à Dieu, le 24 juin 2021, le processus de succession semble se planter. Après l’annonce de la vacance du poste et l’ouverture des dépôts de candidatures, toutes transmises au ministère de l’intérieur avec plus d’une cinquantaine de candidats, la validation tarde encore. Le vide se prolonge et le Katsina Maradi attend avec impatience la suite des événements.

Au niveau de la Chefferie de Birni N’Gaouré, la succession de Feu Lamido Abdou Décédé le 7 février 2022, le processus est presque à sa fin. Les candidats à la succession sont connus et la date des élections connue.

S’agissant du Canton de Mayahi, région de Maradi qui a perdu son Chef, l’honorable Gado Sabo le 06 juin 2022, la vacance du poste a été annoncée le 05 août 2022 et le dépôt des candidatures ouvert. Plusieurs candidats ont déposé leurs dossiers à la préfecture pour transmission au Ministère de l’Intérieur qui validera la liste des prétendants avant les élections.

Toutefois, il faut souligner que les processus de succession sont souvent lents, ouvrant la voie à des conflits, à l’intrusion des acteurs politiques dans des affaires familiales et souvent même à des pratiques corruptives.

Tout récemment encore, le Ministère de l’intérieur dans un message radio adressé aux Gouverneurs et Préfets dit avoir appris que ‘’certains candidats aux élections des Chefs traditionnels rassemblent, internent et cachent des électeurs

(Chefs de villages, de tribus et de quartier) les rendant ainsi inaccessibles aux autres candidats.’’ Cette pratique qui consacre une rupture d’égalité entre les candidats est contraire à la loi, et est passible de poursuite judiciaire, avertit le message radio. Le Ministère de l’intérieur d’inviter les gouverneurs et les préfets à attirer l’attention des candidats et des électeurs sur le risque de sanctions auxquelles cette pratique les expose.

Il faut dire que ces pratiques qui ont fait racine sont souvent liées à la lenteur qui caractérise les processus de succession et aux intrusions des politiques.

Mato Mani

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