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Prochain congrès du MNSD : De gros soucis pour Seïni Oumarou

novembre 05, 2022 0 833

Le renouvellement des structures régionales du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD Nassara) annonce un remue-ménage qui va davantage compliquer la crise que traverse le parti depuis la veille des élections générales de 2020-2021. Alors qu’on est dans l’attente d’une ultime réconciliation au sein de la section de Maradi embourbée dans une crise interminable, voilà que la section de Zinder ajoute au lot des contentieux les plus aigus qui secouent le MNSD. Le dimanche 30 octobre, on apprend que certains militants de la section MNSD de Zinder ont exclu en catimini leur président, Elhadj Abdou Adamou. L’affaire a été immédiatement au centre d’un référé qui a renvoyé les parties à un jugement au fond.

En attendant, ce que l’on sait dans cette crise naissante, c’est que la convocation de la conférence régionale extraordinaire a été totalement irrégulière, selon certains responsables du parti qui perçoivent une manœuvre du président Seïni Oumarou dans la perspective du prochain congrès du parti où il prépare les pions pour se maintenir à la tête du MNSD. De sources proches de la section de Zinder, affirment que le Secrétaire Général du parti au niveau national M. Maï Salé et le président régional de la section de Zinder Abdou Adamou, tous Députés à l’Assemblée nationale, attachés au respect scrupuleux des textes ne sont pas prêts à cautionner cette supercherie.

Il semble que c’est la ministre de l’environnement Mme Garama Saratou Inoussa et son époux qui seraient à la manœuvre. Les deux ont des rapports très étroits avec le président Seïni Oumarou dont la main invisible serait derrière cette crise qui se profile à l’horizon.

A Maradi aussi, certains responsables régionaux laissent entendre que la section n’a aucune marge pour venir à bout de ses contradictions. Là aussi c’est le président Seïni Oumarou qui est accusé, à tort ou à raison, d’entretenir sciemment la discorde. Au stade actuel, la section de Maradi n’a même pas de bureau régional formel pour prétendre mettre en place les trois commissions qui constituent le dispositif de renouvellement des structures, conformément aux textes. En effet, pour conduire le processus de renouvellement des structures il faut mettre en place la commission électorale, la commission des candidatures et la commission d’arbitrage Toutes ces commissions correspondent à un profil dans le Bureau régional. Malheureusement, selon certaines sources locales, M. Jadi Adamou président par intérim de la section, a créé de façon unilatérale les trois commissions ci-dessus citées. Plus grave il a fait la part belle à la sous-section de Guidan Roumdji à laquelle il appartient. D’ores et déjà plusieurs responsables régionaux du parti au titre de Maradi ont signalé qu’ils ne se reconnaissent pas dans cette démarche cavalière du président par intérim. Ils ont d’ailleurs alerté le président national du parti pour que la section de Maradi qui a été longuement éprouvée par une crise de leadership ne retombe dans une situation similaire à celle de la section de Zinder.

Mais malheureusement il fait la fine bouche et tout laisse à croire qu’il préfère laisser s’installer la chienlit au niveau de toutes les sections dans le but de faciliter son élection à la présidence au prochain congrès. Dans tous les cas, le renouvellement des structures du parti dont le mot d’ordre a été donné par Seini Oumarou lui-même à travers une correspondance risque d’être émaillé par des crises en série. A dessein il a violé les textes du parti qui déclinent déjà les conditions et les structures qui doivent conduire le processus des élections au niveau des démembrements communaux, départementaux et régionaux. Au lieu de se référer aux textes Elhadj Seini Oumarou a demandé aux sections de mettre en place, selon leur humeur, le dispositif électoral.

Par ailleurs les cadres du MNSD reprochent à M. Seini Oumarou d’avoir trituré les textes du parti en dehors du cadre statutaire et règlementaire pour insérer frauduleusement certaines dispositions pour faciliter sa réélection au prochain congrès. A titre d’exemple, il est dit que tout militant, victime d’une injustice qui porte plainte contre le parti est d’office suspendu. Une autre disposition dit que les candidatures au poste de président national du parti ne sont valables que quand elles sont déposées par la section. Tout cela traduit la grosse frayeur ou les inquiétudes qui habitent Seini Oumarou à la veille du congrès du parti. On sait que plusieurs sections sont en conflit ouvert avec la direction nationale du parti du fait de sa gestion cavalière. En dehors de Maradi et Zinder, A Diffa, il y’a trois bureaux qui se disputent la gestion du parti. Le président régional d’Agadez pour sa part a été très clair dans ses positions.

Pour Djibril Kadri Ousmane dit DKO, il n’est pas question de renouveler le mandat de Seini Oumarou compte tenu de sa contre-performance. De 42 %, le parti est tombé à 8 % sous sa conduite. Le bureau régional de Tahoua, deux clans se disputent le contrôle du bureau régional et l’affaire est toujours devant les tribunaux, en attendant le verdict. Niamey n’échappe pas à cette ambiance exécrable et après la vague du bouillant Issoufou Tamboura, le président de la section affiche son désintéressement par rapport aux activités du parti depuis fort longtemps. La nomination de l’actuel Ministre des Sports M. Sékou Doro Adamou a été faite sans qu’il ne soit consulté. C’est tout ce cocktail de crises qui se sont accumulées qui font agiter le président Seïni Oumarou qui gère de gros soucis dans la perspective du prochain congrès du parti.

Adoum Boulkassoum

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