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Double sommet sur l’industrialisation et la ZLEACF : A Niamey, les Chefs d’Etat ont tracé la voie à suivre pour une Afrique prospère

novembre 26, 2022 0 467

Vendredi 25 novembre 2022 une nouvelle ère a sonné, celle de l’industrialisation et de l’intégration économique du  continent africain avec la tenue du double somment sur l’industrialisation et la Zone du Libre-échange continentale africaine. A l’occasion de ces  deux (2) sessions extraordinaires, une vingtaine des Chefs d’Etat et gouvernement ont effectué le déplacement de la capitale nigérienne. Ont pris également à ces rencontres de haut niveau, des responsables de plusieurs organisations internationales spécialisées dans le développement industriel et les  investissements.

Avec pour thème, « industrialiser l’Afrique : un engagement renouvelé pour une industrialisation et une diversification économique inclusive et durable », la session de Niamey a constitué le point de départ pour le  gotha politique africain de tracer la voie à suivre afin de  booster l’industrialisation et le commerce intra-africain, deux conditions sine qua non pour la transformation structurelle des économies africaines.

PR UA

En s’adressant à l’assistance, le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat  a brossé l’état de l’industrie africaine qui est disparate d’un pays à un autre, «Si d’incontestables progrès significatifs sont observés dans certains Etats membres, dans d’autres en revanche le secteur de l’industrie a stagné quand il n’a pas régressé. Il ne représente en moyenne que moins de 15% dans le produit intérieur brut. Par ailleurs, les produits exportés n’accusent qu’un très faible contenu technologique. Ces contreperformances nous interpellent doublement, en tant qu’Etats membres et en tant qu’organisation gouvernementale », a déploré, le Président de la Commission de l’Union Africaine.

Moussa Faki Mahamat d’aborder par la suite ce qu’il considère comme les véritables goulots d’étranglement pour la floraison des industries en Afrique. Il a cité entre autres : le manque de transformation de l’agriculture malgré les potentialités dont regorge le continent. Conséquence, les pays africains continuent à importer des produits alimentaires à hauteur de 15 milliards de dollars par an. L’insuffisance d’énergie électrique constitue également un autre handicap de taille pour l’industrialisation du contient avec plus de 600 millions d’africains qui n’ont jamais vu l’électricité.

Abordant le commerce intra-africain, le Président de la Commission de l’Union Africaine a insisté sur l’intégration dans les chaines de valeur mondiales en renforçant la demande en transfert de technologie, ce qui va permettre de développer le commerce intra-africain par les divers leviers offerts par la ZLECAF.

Le président hôte, désormais champion de l’industrialisation de l’Afrique, Mohamed Bazoum a souligné l’interdépendance entre l’industrialisation et la ZLECAF. «Qui dit industrialisation, dit commerce, leurs dynamiques étant couplées. C’est ainsi que l’industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), qui, elle repose sur l’industrialisation. Ce qui est bon pour l’une est bon pour l’autre et réciproquement». Pour le Président de la République du Niger, l’industrialisation et le commerce ont besoin d’une population dynamique en bonne santé, l’alimentation et l’eau, l’habitat, l’énergie, les transports, les communications, la santé et l’éducation et les technologies de l’information.

SEM Mohamed Bazoum de relever le paradoxe entre les pays africains en matière du commerce : « Savez-vous que dans mon pays le Niger, qui a un des plus grands cheptels en Afrique, nous importons du lait de France et de Hollande ? Que nos voisins immédiats, importent de la viande d’Argentine et de nouvelle Zélande ? ». Le Président Mohamed Bazoum de conclure en disant qu’on ne peut arrêter un fleuve. Laissons donc le fleuve couler, aidons-le à couler : libérer les énergies des entrepreneurs africains, simplifions les démarches des investisseurs internationaux et des talents dont l’économie africaine a besoin.

First lady

Absent au double sommet, le président en exercice de l’Union Africain, le président Sénégalais Maky Sall a dans un discours lu par sa Ministre des Affaires Etrangères Aissata Tall Sall, souligné que l’Afrique dispose d’énormes ressources qu’il fallait juste transformer en vue d’accroitre les chaines de valeurs pour le décollage de l’industrie Africaine et que la ZLECAF est une opportunité à saisir pour accroitre le comme intra-africain.

Les représentants des organisations internationales telles que l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), la Banque Africaine de Développement (BAD) la Banque Africaine d’Import-Export (AFRIXMBANK) ont tous salué cette nouvelle vision des chefs d’Etat d’Africains de booster l’industrie et le commerce intra-africain, condition sine qua non pour le développement de l’Afrique.

L’ancien président Issoufou Mahamadou honoré lors du sommet

Évoquer la Zone du Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF) renvoi directement à son champion, l’ancien Président de la République du Niger SEM Issoufou Mahamadou, qui en dehors d’être le principal artisan de l’avènement de cette zone, continue de travailler pour sa mise en œuvre effective. Il a d’ailleurs présenté son rapport qui a servi de voie à suivre par les Etats pour l’aboutissement de ce marché commun de plus d’un milliard d’habitants. Tour à tour, le Président de la Commission de l’Union Africaine, le Président de la République du Niger, le Président rwandais, les responsables des organisations internationales et des banques de développement ont chacun rendu un hommage au champion de la ZLECAF.

Salle UA

Le sommet a pris fin sur une note de satisfaction. Les invités ont apprécié le rapport présenté par l’ancien président de la République du Niger Issoufou Mahamadou qui a tracé la voie à suivre pour accélérer l’industrialisation et le commerce intra-africain.

Le Président hôte SEM Mohamed Bazoum de souligner que les conclusions auxquelles ils sont parvenus et qui ont fait l’objet des textes qu’ils ont adaptés sont une base pour l’avenir de l’industrialisation du continent africain ainsi que du commerce entre les Etats du continent.

Ibrahim Moussa

Dernière modification le samedi, 26 novembre 2022 00:44

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