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Ibrahim Moussa Illagamo

Ibrahim Moussa Illagamo

  • Excellence Madame Cynthia A. Pratt, Gouverneure Général des Bahamas
  • Excellence Monsieur Philip E. Davis, Premier Ministre des Bahamas
  • Professeur Bénédict Okey Oramah, Président de la Banque Africaine d'Export-Import (Afreximbank) ;
  • Monsieur Wamkele Mene, Secrétaire Général de la ZLECAf ;
  • Honorables Ministres,
  • Dignes Représentants du secteur privé d'Afrique et des Caraïbes
  • Distingués invités,
  • Mesdames et Messieurs

Permettez-moi de dire combien je suis heureux de participer à la réunion annuelle du Conseil d'Administration de la Banque Africaine d'Export-

Import et à la 3ème édition du Forum Afro Caribéen sur le commerce et l'investissement ACTIF (Afro Caribbean Trade and Investment Forum)

J'en remercie du fond du cœur l’Honorable Philip Davis qui a bien voulu m'y inviter.

Je remercie également mon frère, Professeur Oramah, Président de la Banque Africaine d'Export-Import. Je salue son engagement indéfectible pour la renaissance économique et commerciale de l’Afrique. Je salue sa volonté de contribuer à construire les ponts entre l'Afrique et les Caraïbes, ces Caraïbes témoins de la plus grande des tragédies humaines, celle de l'esclavage qui montre jusqu'à quel point peut aller la cruauté humaine. Nous sommes fiers de sa vision et de la portée panafricaine de son action.

Mesdames et Messieurs

L’esclavage et le colonialisme étaient une humiliation pour nos peuples. Ils avaient désarticulé nos sociétés. L'illustre caribéen, Aimé Césaire, en avait bien décrit le processus dans son célèbre discours sur le colonialisme « …Je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, d’institutions minées, des terres confisquées, des religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées…, de milliers d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme ». Plus loin il ajoutait « les indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle souillé et dénaturé ; le monde nègre disqualifié ; d’immenses voix à tout jamais éteintes ; des foyers dispersés au vent ; tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l’humanité réduite au monologue…».

La disqualification et le déclin du monde nègre ont commencé depuis le 16ème siècle.

Chaque génération, disait un autre caribéen, Frantz Fanon, a sa mission qu'elle peut réaliser ou trahir. La mission de notre génération est d'enrayer ce déclin et de mettre fin à cette disqualification. Si la Chine a pu se débarrasser de la souillure dont elle était couverte pour devenir la deuxième puissance économique mondiale, si l’Inde est sur le point d’en être la troisième, l’Afrique peut aussi mettre fin à son déclin et à sa disqualification. Les présentes rencontres témoignent de notre volonté d'y parvenir.

Mesdames et Messieurs

La plus forte expression de cette volonté c'est l'agenda 2063, celui de l'Afrique que nous voulons, ‘’ une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale’’.

Dans cet agenda, sont déclinés des projets phares comme la Zone de Libre-échange Continentale Africaine ZLECAf, le Plan du Développement des

Infrastructures en Afrique (PIDA), le Plan du Développement Agricole de l'Afrique et le Plan de Développement Industriel de l'Afrique.

Le lancement de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine ZLECAf à Niamey au mois de juillet 2019, a constitué une étape décisive dans l'accomplissement de cette mission de notre génération.

AFREXIMBANK a fort opportunément soutenu le processus de négociation et de mise en œuvre des principaux instruments de la ZLECAf à savoir :

- 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗭𝗟𝗘𝗖𝗔𝗳 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝘀𝗲𝘀 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲̀𝗴𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗲̀𝗴𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗱𝘀 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹'𝗶𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗰𝘂𝗿𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗶𝗲́𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 ;

- 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 𝗻𝘂𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲.

Tous ces instruments ainsi que leurs annexes visent à faire de la ZLECAf, un marché sûr, attrayant, transparent et compétitif de plus de 1,4 milliard d'habitants.

Selon plusieurs études, la mise en œuvre de l'accord de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine permettra entre autres de :

- 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝗿 𝟯𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱'𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹'𝗲𝘅𝘁𝗿𝗲̂𝗺𝗲 𝗽𝗮𝘂𝘃𝗿𝗲𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗱’𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗱𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟲𝟴 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱'𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝟱,𝟱𝟬 𝗨𝗦𝗗 𝗽𝗮𝗿 𝗷𝗼𝘂𝗿 ;

- 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗱𝗲 𝗹'𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝟰𝟱𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗱'𝗶𝗰𝗶 𝟮𝟬𝟯𝟱 (𝘂𝗻 𝗴𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝟳%)𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗲𝗻 𝗮𝗷𝗼𝘂𝘁𝗮𝗻𝘁 𝟳𝟲 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂𝘀 𝗱𝘂 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 ;

- 𝗮𝗰𝗰𝗿𝗼î𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝟱𝟲𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗮𝗻𝘂𝗳𝗮𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲́, 𝗲𝘁𝗰.

Mesdames et messieurs

Dans l'optique d'atteindre les objectifs de l'agenda 2063, AFREXIMBANK et la ZLECAf ont compris qu’il y a deux obstacles majeurs à surmonter : l’échange inégal et l’iniquité de l’architecture financière internationale actuelle.

Voilà pourquoi ils collaborent à l'émergence des chaînes de valeur prioritaires notamment agricoles, minières et pétrolières ; l’objectif étant de transformer surplace nos abondantes matières premières afin d'en capter le maximum de valeur ajoutée. Cela permettra de mettre fin à l’échange inégal, de sortir définitivement du pacte colonial, de créer des emplois pour nos jeunes et de prendre à bras le corps le défi de la pauvreté.

L'industrialisation de l'Afrique suppose le développement des infrastructures.

AFREXIMBANK a compris que l'Afrique doit être équipée d'infrastructures énergétiques capables de fournir à l'industrie de l'énergie à bon marché, une des conditions de la compétitivité. Le coût de l’énergie est aujourd’hui quatre fois plus élevé en Afrique qu’en Asie du sud-Est. Par conséquent, nous ne sommes pas compétitifs par rapport à cette région du monde.

L’Afrique doit être équipée en voies de communication (routes, chemins de fer, ports, aéroports, numérique) pour assurer la libre circulation des personnes, des marchandises et des services. Réduire les coûts du facteur transport est un impératif incontournable pour notre continent, une condition sine qua none de son industrialisation. Pour ce faire, notre vaste continent doit inscrire parmi ses priorités la réalisation d’un vaste réseau de chemin de fer et d’un robuste réseau numérique.

Celui-ci dynamisera le commerce transcontinental et facilitera une présence appréciable de l'Afrique dans les clusters créatifs mondiaux. Il faut nécessairement continuer à positionner les entreprises innovantes africaines en tant qu’actifs commerciaux pour les portefeuilles mondiaux d’investissement.

Les caraïbes ont une expérience avérée à partager

Mesdames et Messieurs

AFREXIMBANK a joué un rôle clé dans la mise en place, le 21 février 2024, à Addis-Abeba, de l'Alliance des Institutions Financières Multilatérales Africaines (AAMFI) traduisant la détermination collective de l'Afrique à façonner son avenir financier pour promouvoir une croissance et une intégration économique durable conformément aux agendas 2030 et 2063.

Plus précisément il s'agit de répondre aux besoins de l'Afrique en matière de financement du développement, défendre les intérêts de l'Afrique sur les questions financières mondiales.

Il s'agit de prendre en main notre destin financier collectif et contribuer à la réforme de l'architecture financière internationale en vue de réduire le coût du financement et accroître son accessibilité. En effet, il n’est pas normal que les pauvres empruntent à des taux proches de l’usure pendant que les riches ont un accès gratuit à l’argent et parfois même à des taux négatifs.

Cette alliance contribuera certainement à l’accélération de la mise en œuvre des autres institutions financières africaines : la Banque Centrale Africaine, le Fonds Monétaire Africain, la Banque Africaine d’Investissement, la Bourse Panafricaine des Valeurs qui sont toutes des institutions nécessaires pour conduire stratégiquement le continent dans la perspective financière mondiale, non pas comme un mendiant, mais comme un continent autofinancé, comme l’avait indiqué le Président du Ghana Nana Addo Akufo Addo.

Je fonde l’espoir que l’Afrique et les Caraïbes uniront leurs forces pour obtenir une architecture financière internationale équitable.

AFREXIMBANK constitue donc un soutien sûr et certain aux États africains dans la quête d'une transformation structurelle de leur économie et de la promotion du commerce intra-africain. Elle est organisatrice et promotrice de la foire commerciale intra-africaine et partenaire du Forum des Affaires de la ZLECAf dont l'édition 2023 au Cap, en Afrique du Sud a enregistré la participation remarquable de la diaspora que nous considérons comme étant la 6ème Région du Continent. C’est dire que la ZLECAf offre aux Caraïbes et au reste de la 6ème Région, un vaste marché. Le secrétariat de la ZLECAf et AFREXIMBANK conjugueront certainement leurs efforts pour qu'il en soit ainsi.

En effet, la Zone de Libre Echange Continentale Africaine est aussi un marché pour les Caraïbes auxquels elle offre des opportunités et des possibilités certaines que le secrétariat de la ZLECAf et AFREXIMBANK ne manqueront pas d’exploiter surtout quand on sait que les échanges commerciaux entre l'Afrique et les Caraïbes, sont largement en dessous de leur potentiel.

En effet, en 2020, les exportations des Caraïbes vers l'Afrique représentent environ 4% des exportations de la communauté caribéenne, la CARICOM, alors que les importations de la CARICOM à partir de l'Afrique ne représentent que 2% des exportations du continent.

Les liens historiques et culturels profonds entre les deux régions sont source des synergies et doivent faciliter les transactions commerciales et les investissements entre elles.

Des études ont révélé que les tarifs, les taxes et les visas font partie des obstacles aux échanges commerciaux entre l'Afrique et les Caraïbes.

Je note que des efforts ont été faits pour y remédier à travers un accord signé entre certains pays des Caraïbes et AFREXIMBANK.

La poursuite du développement des transactions commerciales nécessitera des ressources telles que l'accès à un financement compétitif, une assistance technique spécialisée et des informations qualitatives sur le marché africain.

Parce que nous voulons partager les gains de la ZLECAf avec les Caraïbes, j'ai l'intention de soumettre à l’appréciation des chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine, une proposition d’un partenariat commercial renforcé avec la CARICOM, afin de libérer toutes les énergies en matière de commerce entre les deux régions.

Dans le cadre de la facilitation du commerce intra-africain, AFREXIMBANK et la ZLECAf ont mis en place un mécanisme innovant. Il s'agit du Système

Panafricain des Payements et des Règlements (PAPSS). Il vise à permettre les paiements des échanges intra-africains en monnaies nationales réduisant ainsi le coût et les délais de transfert de devises pour le règlement des paiements transfrontaliers. Je demande donc aux Caraïbes de rejoindre cette initiative innovante.

Pour assurer une intégration économique réussie entre nous nous devons assurer une connexion continue et sûre à travers un corridor maritime transatlantique. Nous avons le devoir de léguer aux générations futures de véritables opportunités et les meilleures chances du bien-être social.

Je vous remercie

Le Ministre de la Santé Publique, de la  population et des Affaires Sociales, colonel-major Garba Hakimi a officiellement lancé  ce mardi 11 Juin 2024, les activités commémoratives de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) célébrée le 16 juin de chaque année. La cérémonie s’est déroulée à l’école des sourds Hassane Banaba située dans le 3ème arrondissement de la ville de Niamey en présence de  sa collègue de l’éducation nationale et de la Promotion des Langues Nationales, Dr ELIZABETH Chérif,  du représentant du gouverneur de la région de Niamey, des représentants de l’Unicef, des parents d’élèves, des élèves, bref tous les partenaires de l’école.

La Journée de l’Enfant Africain (JEA) édition 2024 a pour thème: « l’éducation pour tous les enfants en Afrique : l’heure est venue », une thématique qui cadre parfaitement avec le contexte actuel du Niger car depuis le 26 juillet 2023, le Niger vit au rythme de la refondation de ses institutions dans la perspective de la reconquête de sa véritable souveraineté…,» a lancé Dr Elizabeth Chérif.

« Pour faire de nos enfants de véritables acteurs de développement, il nous incombe de leur offrir une éducation de qualité qui leur permettrait de réfléchir sur les différents défis auxquels font face nos sociétés et d’y apporter des solutions appropriées » a-t-elle ajouté.

Le thème de la JEA 2024 rappelle aussi la nécessité d’avoir un regard renouvelé sur la dimension inclusive du système éducatif nigérien et sa capacité à garantir l’équité et l’égalité des chances, gages d’une éducation pour tous, a évoqué Dr Elizabeth Chérif.   

Elizabeth  

En lançant les activités, le Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, médecin colonel-major Garba Hakimi  a salué le choix du thème qui vise à sensibiliser et encourager les acteurs à prendre des engagements concrets en faveur de la réalisation des droits des enfants.

’L’éducation constitue une priorité pour les autorités de la transition comme en témoigne les orientations et les actions pertinentes contenues dans le cahier de charge de la ministre de l’éducation nationale dont la finalité est de garantir  l’éducation pour tous les enfants au Niger’’, a souligné le Ministre de la Santé Publique.

S’agissant de la situation sécuritaire qui a engendré l’abandon de l’école, le Ministre de la Santé Publique, de la population et des Affaires Sociales de notifier les actions envisagées par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie sous l’impulsion de son président le général de Brigade Abdourahamane Tiani.

« Je voudrai également évoqué que le CNSP  et le Gouvernement mettent en œuvre pour assurer la sécurité, notamment dans les zones où l’insécurité a contraint les populations à se déplacer, obligeant ainsi les enfants à abandonner leurs écoles et leurs lieux d’apprentissage. Face à cette situation, l’Etat a mis en place des écoles passerelles et de seconde chance ainsi que des centres d’apprentissages professionnels au niveau des sites des déplacées, », a notifié le médecin colonel-major Garba Hakimi.

école

Il a indiqué que son département ministériel accélèrera la mise en place des conditions pour l’acquisition de la carte d’égalité des chances qui profitera aux personnes handicapées en général et permettra certainement aux  enfants victimes de handicaps d’être mieux pris en charge, y compris dans le domaine de l’éducation.   

Auparavant, le représentant du gouverneur de la région de Niamey, a rappelé l’importance de l’éducation dans la société.

Pour rappel, la Journée de l’Enfant Africain a été instituée en 1991 par l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) pour permettre à la communauté internationale de se rappeler des évènements du 16 juin 1976 à Soweto en Afrique du Sud, où, des centaines d’enfants réclamant de meilleures conditions d’études ont été massacrés par le gouvernement de l’Apartheid.

Ibrahim Moussa

Le Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur M. Bakary Yaou Sangaré a reçu ce mercredi 12 Juin 2024 à son cabinet, la nouvelle représentante résidente de l’Unicef au Niger. L’audience s’est déroulée en présence des plus proches collaborateurs des deux personnalités dans une ambiance bon enfant.

Conformément à la mission de son institution, la nouvelle représentante résidente de l’Unicef au Niger Djanabou Mahondé est à son deuxième séjour au Niger car elle a travaillé en qualité de Cheffe de la Section Protection de l’Enfant de 2009 à 2012. 

Très expérimentée dans l’humanitaire, elle va certainement continuer là où son prédécesseur s’est arrêté, c’est-à-dire, en appuyant l’Etat dans l’amélioration des conditions de vie des enfants à travers leur prise en charge dans les secteurs de la santé, de l’éducation, la protection, la vaccination, de l’hydraulique, à la réduction de la mortalité maternelle et infantile, bref tout ce qui peut contribuer au bien-être des enfants du Niger.  

Qui est Djanabou Mahondé ?

De nationalité camerounaise, elle est titulaire d’un Master en Sociologie de l’Université de Braunschweigen Allemagne ainsi qu’un Master en Assistance Humanitaire internationale de l’Université de Bochum, également en Allemagne.

Avant sa prise de fonction au Niger, Djanabou Mahondé a exercé comme Représentante de l’Unicef au Bénin de 2020 à 2024. Auparavant, elle était à Addis-Abeba en 2019 en tant que conseillère principale pour Génération Unlimited en Afrique. Ce partenariat mondial multisectoriel, connu sous le nom de GenU, s’efforce de répondre aux besoins urgents en matière d’éducation, de développement  des compétences et d’opportunités d’emploi pour les jeunes.

Elle a également été représentante de l’Unicef à Djibouti de juin 2016 à Août 2019, et Cheffe de la protection de l’enfance en Ethiopie de 2013 à 2016.

Madame Djanabou Mahondé a rejoint l’UNICEF au Sénégal en 2006, où elle était chargée de l’orientation programmatique et technique d’un programme sous régional destiné à la réintégration des enfants affectés par les conflits.

Ibrahim Moussa

Addis-Abeba, le 6 juin 2024 (CEA) - La Journée de la langue russe a été commémorée à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) le 6 juin 2024. La célébration a été honorée par des participants de tout le corps diplomatique, des agences des Nations Unies et des étudiants de la Russie. Centre pour la science et la culture (Centre Alexandre Pouchkine) et la communauté russe au sens large à Addis-Abeba.
La Journée de la langue russe, créée par l'UNESCO en 2010, est célébrée chaque année le 6 juin par les Nations Unies, coïncidant avec l'anniversaire d'Alexandre Pouchkine, un éminent poète russe salué comme le pionnier de la littérature russe moderne. Les œuvres de Pouchkine sont considérées comme des chefs-d'œuvre et comprennent, entre autres, le roman « Eugène Onéguine » et son poème « Le Cavalier de bronze ».
Dans son discours d'ouverture, l'ambassadeur de Russie Evgueni Terekhin a déclaré : « Dans la poétique de la diplomatie, de nombreux diplomates restent dévoués à la poésie, notamment Alexandre Pouchkine, le fondateur de la langue russe moderne. Aujourd'hui, nous avons une opportunité exceptionnelle de nous joindre à cet événement et de déclarer une fois de plus notre amour pour notre langue maternelle, qui fait partie intégrante de l'histoire et de la culture nationale et mondiale", a-t-il déclaré.
L'Ambassadeur a exprimé sa gratitude à l'équipe de l'ECA, dirigée par Marcel Bolboaca et Marcellin Zounmenu, pour leur coopération dans l'organisation de l'événement et pour l'opportunité de se réunir chaque année dans une atmosphère traditionnelle et conviviale pour célébrer la Journée de la langue russe.
Pour sa part, Mme Chigozirim Bodart, chef de cabinet par intérim et chargée principale de gestion des programmes à la CEA, a déclaré que la langue russe repose sur la richesse de sa culture et de son économie, ainsi que sur l'importance de la langue dans les échanges internationaux. langue parlée par plus de 350 millions de personnes – une langue des affaires et de la science », a-t-elle ajouté. En tant que langage scientifique, « on pense à Youri Gagarine, Sergey Prokopyev et Dmitry Petelin ; comme « un langage au cœur des arts et de la littérature, qui peut discuter avec les œuvres d'Alexandre Pouchkine », a déclaré Mme Bodart.
Pour renforcer la collaboration, promouvoir une compréhension plus approfondie de la culture russe et rapprocher la langue de la population et de la communauté d'Addis-Abeba et d'ailleurs, Mme Bodart a déclaré que la CEA, en partenariat avec l'Université de Saint-Pétersbourg et l'ambassade de la Fédération de Russie, ont lancé un cours de russe en ligne au Centre de ressources linguistiques et professionnelles de la CEA.
M. Abdoulaye SALIFOU, Chef de l'éducation, spécialiste de l'enseignement supérieur et des TIC, Bureau de liaison de l'UNESCO, a souligné l'importance de l'éducation, qui est le thème de l'année 2024 de l'Union africaine et a déclaré que l'étude des langues est importante pour la diversité culturelle, le patrimoine et le multilinguisme. « Cette célébration rend hommage à l'importance mondiale de la langue russe et à ses contributions culturelles », a-t-il souligné.
M. Sahak Sargsyan, ambassadeur d'Arménie en Éthiopie et représentant permanent auprès de la CEA, a déclaré que célébrer les langues renforce les liens culturels, la diversité et la tolérance et a déclaré : « Le russe est la langue d'une grande culture qui rassemble les personnes et les communautés du monde entier et, bien sûr, aux Nations Unies. »
En conclusion de l'événement, le Secrétaire exécutif Claver Gatete a déclaré : « Apprendre les langues de chacun contribue à unir l'humanité et à valoriser les autres cultures et traditions. Dans le monde de la diplomatie et aux Nations Unies, nous valorisons l'apprentissage des bases des langues de chacun pour renforcer le multilatéralisme et la diversité.»
Outre les déclarations, l'événement comprenait une série d'activités, notamment des présentations vidéo sur Pouchkine et l'influence de la culture russe en Arménie, des représentations de chants et de poésie traditionnels, une vitrine des coutumes traditionnelles russes, ainsi qu'une exposition de costumes et de costumes culturels russes. les performances.
-Prend fin-
À propos de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique
Créée par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies (ONU) en 1958 en tant que l'une des cinq commissions régionales de l'ONU, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) a pour mandat de promouvoir le développement économique et social de ses États membres. Les États , favorisent l'intégration intrarégionale et promeuvent la coopération internationale pour le développement de l'Afrique. La CEA est composée de 54 États membres et joue un double rôle en tant que bras régional de l’ONU et élément clé du paysage institutionnel africain.
Pour plus d'informations, visitez:www.uneca.org
 
Délivré par:

Section des communications
Commission économique pour l'Afrique
Boîte postale 3001
Addis Ababa
Ethiopie
Tél : +251 11 551 5826
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Au lendemain des événements du coup d’état du 26 juillet 2023, une réunion des femmes du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya) qui préparait une déclaration a été prise à partie par des nervis qui ont fait irruption au siège du parti pour semer la désolation et le chaos. Ils s’en sont pris aux pauvres Dames qui étaient à la réunion les passant violemment à tabac. Beaucoup d’entre elles ont eu la vie sauve grâce à l’intervention de certains voisins du quartier et de quelques militants qui étaient assis à la devanture du siège qui sont intervenus pour exfiltrer les militantes de l’OFT en les passant par les murs du siège du SNEN et des concessions qui sont aux alentours. N’eut été cette intervention des bonnes volontés pour secourir ces pauvres Dames qui ont été surprises par les assaillants qui ont bloqué toutes les issues de sortie, Dieu seul sait le nombre de victimes qu’on aurait enregistré ce jour-là.

Après avoir molesté les militantes du parti, ces badauds ont mis à sac le siège l’immeuble abritant le siège du parti en pillant, meubles, vitres, jusqu’aux paperasses du PNDS. Mais ces vandales visiblement envahis par la haine et l’esprit de vengeance ne se sont pas arrêtés là ! Ils ont tout simplement brûlé plus de cinquante (50) véhicules qui étaient stationnés à la devanture de l’immeuble. Ce jour-là, les populations de Niamey n’arrivaient pas à expliquer ce qui s’est passé. Comment comprendre un tel niveau de haine. Tout le quartier Wadata était noir de fumée comme s’il s’agissait d’un tsunami. Depuis l’avènement de la démocratie au Niger, l’intolérance n’a jamais atteint un tel seuil. On a vu des images sur les réseaux sociaux, des images regrettables de jeunes gens pillant les biens du parti et des personnalités qui s’étaient retrouvées sur les lieux. En son temps, le ministère de l’intérieur a rendu public un communiqué pour condamner ces actes regrettables et surtout pour mettre en garde tous ceux qui s’en prendraient à l’intégrité physique des autres citoyens ou qui essayent de détruire leurs biens. Cette sortie du Ministère de l’intérieur a eu le mérite de faire baisser la tension et de calmer les ardeurs de cette horde de vandales qui voulaient en découdre avec les dignitaires du régime qui venait de tomber. Depuis lors, on n’en sait pas trop sur la suite qui est réservé à ce dossier. L’on se rappelle que le PNDS a demandé à tous ces militants dont les biens ont été détruits de le signaler. On sait aussi que le parti a porté plainte relativement à ces actes de vandalisme et des violences physiques dont ont été victimes leurs militants.

Suite à cette plainte, quelques arrestations ont eu lieu et depuis lors, on ignore à quel stade se trouve l’enquête. Ce qui est sûr, les auteurs de ces actes ignobles n’ont pas encore été jugés.

Beaucoup d’observateurs attendent vivement l’aboutissement de l’enquête et surtout le jugement de cette affaire qui a donné le frisson à tout le pays au regard de son ampleur et des intentions criminelles dont étaient animés les vandales et pour éviter qu’à l’avenir que des choses ignobles de ce genre préjudiciables à la paix et à la quiétude sociale ne se reproduisent dans notre société.

Adoum Boulkassoum

En provenance de Kigali au Rwanda où il a pris part à l’assemblée annuelle de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Premier Ministre de la Transition Ali Mahamane Lamine Zeine, a animé un point de presse à l’aéroport international Diori Hamani, le samedi 1er Juin 2024.

Relation avec les institutions financières internationales, rapport entre le Niger et le Bénin ont constitué le menu de ce face à face entre le Premier Ministre et la presse dans le salon officiel de l’aéroport de Niamey.

D’entrée de jeu, Ali Mahamane Lamine Zeine, a affirmé après le bras de fer qui a opposé les autorités de la transition et les institutions financières internationales, l’heure est aujourd’hui à la reprise de la coopération entre notre pays et ces institutions africaines et/ou celles du Breton Woods. « Je viens d’arriver des assemblées annuelles de la BAD, et vous dire que notre pays a été valablement représenté à cette grande rencontre et ce qu’il faut retenir en gros à la fin de cette mission, nous pouvons dire à ce jour que notre pays a repris intégralement sa coopération avec l’ensemble de la communauté internationale, et c'est le lieu de remercier tous ceux qui y ont contribué… ».

La preuve de cette reprise de la coopération avec le Niger s’est matérialisée par la participation de Ali Mahamane Lamine Zeine aux assemblées annuelles du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque Mondiale à New York en avril 2024, suivie de celle de l’assemblée annuelle de la Banque Islamique de Développement (BID) en Arabie Saoudite et tout dernièrement son déplacement sur Kigali, où, il a pris part à l’assemblée annuelle de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Après dix (10) mois de transition, c’est un bilan satisfaisant que le Premier Ministre a tiré sur l’offensive diplomatique menée par le gouvernement de transition sur la coopération financière internationale.

Le second volet du point de presse du Premier Ministre a concerné les relations entre le Niger et son voisin le Bénin, qui ne cesse de se dégrader depuis les évènements du 26 juillet 2023.

Répondant à une récente sortie du Président Béninois, Patrice Talon, dans laquelle, il a dénoncé ce qu’il a qualifié de comportement inamical des autorités nigériennes avec le refus du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, qui a opposé une fin de non-recevoir, à son émissaire, le ministre des mines du Bénin.

Pour le Premier Ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, le Président de la transition nigérienne avait un agenda chargé avec les évènements de Boni qui se sont traduits par la perte de sept (7) soldats nigériens et du matériel militaire et aussi de la logistique après l’attaque terroriste du 20 mai 2024. Selon le Premier Ministre, l’émissaire du Président Patrice Talon, a malgré tout été reçu par le ministre de la santé publique, qui est membre du CNSP et aussi membre du gouvernement nigérien, donc un dignitaire habilité à recevoir n’importe quel membre du gouvernement en visite au Niger. « Le responsable béninois a été reçu par son homologue nigérien et que le chef de l’Etat, le général Abdourahmane Tiani n’a pas pu le recevoir pour raison d'une réunion de sécurité » dixit le Premier Ministre

Ali Mahamane Lamine Zeine de préciser d’ailleurs que le message du ministre béninois des mines n’est rien d’autre qu’un rappel de la décision du président Talon de lier la réouverture de la frontière nigérienne comme condition pour le retour à la normalité entre les deux (2) pays tout en sachant que le Niger campe sur sa position de garder sa frontière fermée surtout que ce que les autorités craignaient commence à se concrétiser avec l’attaque de Boni dont les auteurs étaient rentrés par le corridor béninois, a laissé entendre le Premier Ministre.

 

Ibrahim Moussa

Dans une déclaration conjointe du Ministère de la Défense Nationale de la République du Niger et du Département de la Défense des Etats-Unis d’Amérique, les deux (2) parties ont annoncé le début de l’opération du retrait des troupes américaines à partir du vendredi 7 Juin 2024.

Après la dénonciation des accords militaires le 16 mars 2024 et La signature d’un accord le 19 mai dernier pour le retrait de leurs soldats du territoire nigérien, les américains commencent à plier bagages. Un premier contingent de 269 soldats à bord d’un avion C-17 Globemaster III de l’armée de l’Aïr américaine a quitté le Niger depuis la base Aérienne 101 de Niamey.

C’est plusieurs rotations qui seront faites entre le Niger et le pays de l’oncle Sam pour acheminer l’ensemble des 946 soldats américains ainsi que plusieurs tonnes de matériels.

Dans le cadre de ce retrait, les deux parties ont mis en place une commission mixte de désengagement pour faciliter la coordination et garantir le bon déroulement de ce retrait. ‘’Cette commission a établi des procédures pour un traitement diligent de toutes les questions liées à ce retrait, notamment la délivrance des autorisations de survol et d’atterrissage et l’organisation des convois terrestre de Ouallam et Diffa vers Niamey et Agadez’’, a précisé la déclaration conjointe.

MIIITARY

Pour accélérer le processus du désengagement des troupes américaines du Niger, et conformément à l’accord du 19 mai 2024, un renfort en personnel logisticien américain est prévu pour appuyer l’équipe logistique en place au niveau des bases aériennes 101 et 201 ont convenu les deux parties. Prévu s‘achever le 15 septembre prochain, les deux parties se sont engagées à ne ménager aucun effort pour la réussite totale de l’opération.

Le Ministère de la Défense nationale de la République du Niger et le département de la défense américaine, réaffirment que ce retrait des troupes américaines n’affectera nullement les relations actuelles entre la République du Niger et les Etats-Unis.

Dans le même ordre d’idée, les deux gouvernements reconnaissent les sacrifices conjoints consentis par les forces des deux pays dans la lutte contre le terrorisme. Ils se félicitent également des efforts mutuels déployés dans le cadre du renforcement des capacités des Forces Armées Nigériennes et expriment leur engagement à poursuivre la coopération dans des domaines d’intérêt commun. Après les troupes françaises à la fin de l’année 2023, les soldats américains quitteront le territoire nigérien d’ici mi-septembre 2024.

 

RAMALLAH – A la veille du récent sommet du G7 , la secrétaire américaine au Trésor Janet L. Yellen , dans une rare réprimande à l'encontre d'Israël, a averti que ses projets visant à couper les institutions financières palestiniennes du système bancaire mondial menaceraient la stabilité économique de la Cisjordanie. Mais son avertissement est peut-être arrivé trop tard pour arrêter le ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, qui semble déterminé à saper les derniers vestiges de l'autonomie déjà limitée de l'Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie.

Les sanctions que Smotrich veut imposer – en particulier la révocation de la dérogation qui permet aux banques israéliennes de faciliter les transactions avec les Palestiniens sans crainte de poursuites judiciaires – sont une réponse à la reconnaissance formelle par l’Irlande, la Norvège et l’Espagne d’un État palestinien. Ironiquement, l’Autorité palestinienne est sur le point de s’effondrer , à cause des actions d’Israël et de l’inaction du monde.

Yellen semble comprendre que le projet de Smotrich de sanctionner l’Autorité palestinienne ne peut être attribué uniquement aux fondements idéologiques du gouvernement le plus annexionniste de l’histoire d’Israël. Ils sont également révélateurs d’un Israël isolé qui double son offensive à Gaza alors même que la pression mondiale pour mettre fin à la guerre s’intensifie. Mais peut-être Yellen devrait-elle faire part de ses inquiétudes légitimes concernant la solvabilité financière de l’Autorité palestinienne au président américain Joe Biden , compte tenu de son soutien indéfectible à Israël, avant d’espérer que d’autres pays prennent la cause en main.

Alors que la communauté internationale a récemment exprimé son inquiétude face à la catastrophe économique imminente en Cisjordanie, les Palestiniens qui y vivent (et ailleurs) restent obsédés par la guerre à Gaza – déjà une catastrophe à tous points de vue. En fait, peu d’observateurs avertis ont été surpris de l’ampleur, de l’intensité et de la rapidité avec lesquelles les retombées économiques de la guerre ont frappé la Cisjordanie et l’Autorité palestinienne, compte tenu de leur profonde dépendance à l’égard d’Israël pour l’emploi, le commerce et la monnaie. Cette relation asymétrique s’est forgée au fil de décennies d’occupation, caractérisées par une lutte constante pour les terres, les ressources et les droits, et par une violence croissante de la part des colons israéliens extrémistes, qui jouissent depuis longtemps de l’impunité .

Une partie de la dynamique de dépendance implique qu’Israël collecte et dédouane les taxes à l’importation pour le compte de l’Autorité palestinienne. Ainsi, face aux efforts européens visant à créer une dynamique en faveur d’un règlement politique de la crise, Smotrich a décidé de saisir ces recettes fiscales, en plus de menacer de nouvelles sanctions financières. Avant la guerre, l’Autorité palestinienne avait droit à une moyenne de 270 millions de dollars par mois en recettes totales de liquidation – suffisamment pour couvrir les salaires de 147 000 fonctionnaires , ses dépenses courantes les plus essentielles.

Mais depuis de nombreuses années, Israël procède à des déductions unilatérales, à commencer par les factures de services publics et de santé impayées dues aux prestataires israéliens (sur la base des calculs du gouvernement). Depuis 2018, il déduit également les paiements versés aux familles de personnes que l’Autorité palestinienne considère comme des martyrs et aux familles de personnes emprisonnées en Israël. Fin 2023, ces déductions supplémentaires s’élevaient à environ 1,2 milliard de dollars. Cela n’inclut pas les déductions pour services publics impayés, factures de santé et autres déductions appelées « prêts nets », qui ont totalisé 662 millions de dollars rien qu’en 2023.

Après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, Smotrich a commencé à déduire le montant que l'AP dépense pour le personnel et les retraités à Gaza. En avril 2024, ces déductions, associées à une forte baisse de la consommation privée et des importations, ont laissé à l’Autorité palestinienne moins de 100 millions de dollars par mois de revenus « éligibles » , soit environ un quart de son budget mensuel.

Smotrich a menacé de geler le transfert de ce montant et de tout fonds de liquidation, tout en poussant à légiférer pour exproprier les fonds déduits – qui ont été détenus sur des comptes séquestres – pour financer le déficit de guerre d'Israël. Encore un autre tour de vis financier israélien : la Banque d’Israël n’a pas encore accepté l’échange périodique des stocks accumulés de shekels israéliens avec les banques correspondantes palestiniennes contre des devises étrangères, comme le stipulent les accords d’Oslo. Cela a semé la panique parmi les clients incapables de déposer des shekels israéliens. Entre-temps, les arriérés de salaires de l'AP ont atteint au moins six mois. Et cela ne représente qu’une partie de sa dette publique de 8 milliards de dollars , soit environ 60 % du PIB de la Cisjordanie . Par conséquent, l’AP est confrontée à un effondrement budgétaire imminent, avec la Cisjordanie « au bord du gouffre, risquant une explosion à tout moment », comme l’a récemment dit le Premier ministre palestinien, habituellement prudent, Mohammad Mustafa.

Les dirigeants du G7 et le Comité de liaison ad hoc, un groupe international de donateurs pour la Palestine qui s'est réuni la semaine dernière, doivent tenir compte de cet avertissement lorsqu'ils envisagent de prendre des décisions de grande envergure qui pourraient être aussi importantes que l'issue de la guerre. En outre, les décideurs politiques doivent avoir une vision claire de ce qui peut et ne peut pas être fait. Il est absurde d’exiger que l’Autorité palestinienne mette en œuvre des réformes, construise des institutions d’État, reconstruise Gaza et contrôle sa population alors qu’Israël refuse simultanément sa principale source de financement.

Au début de la présidence de Biden, certains Palestiniens, encore sous le choc de l’hostilité de l’ère Trump et sans voie viable vers l’indépendance, espéraient qu’il pourrait faire pression en faveur des droits des Palestiniens. En 2021, j’ai proposé un New Deal financier pour la Palestine parrainé par les États-Unis, qui renforcerait la situation budgétaire de l’Autorité palestinienne, sans exiger la reconnaissance diplomatique américaine de l’État palestinien. L’idée serait d’accorder à la Palestine un statut formel ou de parvenir à un accord ad hoc au sein du Fonds monétaire international afin qu’elle puisse bénéficier de l’aide financière internationale comme n’importe quel autre pays en développement, un petit pas vers la souveraineté.

La mise en œuvre de ce plan est plus importante que jamais. Si les pays qui ont reconnu l’État palestinien – récemment ou dans le passé – veulent que leur déclaration soit plus qu’un geste symbolique, ils doivent commencer à traiter la Palestine comme l’État qu’elle deviendra un jour. Et si les États-Unis veulent prouver qu’ils sont plus qu’un complice de la guerre israélienne, ils doivent lever leur veto sur la tentative de la Palestine de devenir l’État qu’elle mérite d’être. La marche vers la souveraineté budgétaire palestinienne est inévitable, mais elle doit avoir lieu le plus tôt possible.


Raja Khalidi est directeur général de l'Institut palestinien de recherche sur les politiques économiques (MAS) .

Droit d’auteur : Syndicat du projet, 2024.
www.project-syndicate.org

Ils sont restés durant plusieurs mois cloitrés dans leurs bureaux à se tourner les pouces mais surtout à faire des nouvelles nominations, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi parce que il s’agit de choisir ses collaborateurs en vue d’accomplir une mission. Sauf que les membres du gouvernement du CNSP ont passé des mois sans se déployer sur le terrain dans les réformes de leur administration pour donner du contenu à leurs actions et laisser de leurs empreintes les missions à eux confiées par le Président du CNSP. Au niveau de l’opinion, le doute a commencé à s’installer sur les compétences de la nouvelle équipe de M. Ali Mahamane Lamine Zeine. Parce que, à l’exception des ministères de la défense Nationale, de celui de l’intérieur et aussi de celui des affaires étrangères, en raison de la situation sécuritaire et diplomatiques, on ne sentait pas les lignes bouger véritablement dans les autres secteurs stratégiques de l’Etat. Heureusement il y’a quelques jours, l’équipe gouvernementale s’est visiblement mise en branle à l’approche du premier anniversaire de l’avènement du CNSP au pouvoir qui coïncide avec la date du 26 juillet 2024. La majorité des membres du gouvernement se sont transportés sur le terrain qui pour prendre contact avec les différents services déconcentrés, qui pour visiter les infrastructures et les chantiers en cours. Dans leurs périples, ces différents ministres ont profité pour s’imprégner de la dimension de leur challenge mais aussi pour échanger avec leurs collaborateurs et la population locale.

Maizama Abdoulaye

 

Cette frénésie dans la machine gouvernementale suscite l’espoir au niveau du public.

Il faut préciser que le CNSP, selon le Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, inscrit ses actions dans la rupture avec les anciennes pratiques. Il a pris l’engagement de proposer une autre gouvernance qui tranche avec les mauvaises habitudes qui ont plombé l’administration publique. C’est-à-dire une gouvernance qui protège les biens publics et qui bannit toute forme de corruption.

En outre, le public s’attend également à un changement de mentalité et à un renforcement des services publics.

En tout cas, ces dernières semaines, on a agréablement constaté le mouvement de plusieurs membres de l’équipe de Lamine Zeine sur le terrain au contact de la réalité. Ainsi, on peut citer le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane qui a visité plusieurs régions du pays avec à la clé le ferme engagement de réhabiliter plusieurs aménagements hydroagricoles et leur renforcement pour permettre aux exploitants d’accroitre considérablement leurs productions.

De son côté, le Ministre de la santé le Médecin colonel Hakkimi Garba a également visité plusieurs structures de santé à l’intérieur du pays pour s’enquérir des conditions de travail des agents mais surtout pour identifier les besoins et les défis pour améliorer des soins de santé de qualité au profit des populations.

Garba Hakimi

La ministre de l’éducation Nationale, Mme Elisabeth Shérif est allé très tôt à la rencontre du personnel de l’éducation en vue d’une bonne préparation de l’année scolaire et aussi des examens de fin d’année. On peut déjà retenir à son actif le retour des examens du CFEPD pour relever le niveau des enfants qui font leurs premiers pas dans le système scolaire.

Le Ministre des transports et de l’équipement, le Colonel Salissou Mahaman Salissou, n’est pas en reste dans ce mouvement. Il a effectué plusieurs déplacements à l’intérieur du pays pour s’enquérir de l’état des infrastructures routières en cette veille de la saison hivernale.

Le Ministre du commerce, Seydou Assoumane, a réussi de son côté à prendre des mesures dissuasives durant le mois de Ramadan, pour limiter le renchérissement des prix des produits de première nécessité. On note aussi à son actif un bon début des opérations du Hadj 2024 du fait, semble-t-il, de son implication personnelle. Il a également effectué quelques visites, notamment à Badaguichiri et à Malbaza dans la région de Tahoua pour constater de visu le fonctionnement des deux cimenteries et discuter de l’opérationnalisation du marché moderne de Tahoua.

Il y a également le Ministre des Sports et de la culture, le Colonel Major Abdourahamane Amadou qui mène des actions bien que anodines dans son département ministériel. Tout récemment, il a organisé une coupe de lutte traditionnelle en son nom mais qui malheureusement a été un véritable fiasco.

The last but not the least, le Ministre de l’hydraulique et de l’environnement Colonel Maizama Abdoulaye qui a effectué plusieurs visites à l’intérieur du pays pour faire l’état des lieux de la situation, notamment à Agadez, Diffa, Zinder, Maradi, Tahoua.

A ce rythme on peut miser que l’équipe de Lamine Zeine aura bientôt un bilan à présenter au public.

Adoum Boulkassoum

Les débats sur la levée de l’immunité du Président déchu Mohamed Bazoum dont le report a été demandé par les avocats de la défense ont finalement eu lieu ce vendredi 7 juin 2024 à la Cour d’Etat.

Dès l’entame du procès, les avocats de la défense se sont retirés évoquant une justice à double vitesse et une parodie de justice. « Vous venez de suivre avec nous le déroulement de ce procès hors normes, vous avez vu les deux incidents qui ont clôturé par des rejets. La défense du président a conclu qu’il n’y a pas de justice dans ce pays et si elle existe, c’est une justice distributive, c’est une justice à double vitesse et la défense de Bazoum s’est retirée pour les laisser poursuivre leur parodie de justice », a déclaré Me Moussa Coulibaly, avocat du président déchu Mohamed Bazoum.

Après le retrait des avocats de la défense, le procès s’est poursuivi et le délibéré est annoncé pour le vendredi 14 juillet 2024.

Renversé par un coup d’Etat le 26 Juillet 2023, le Président déchu Mohamed Bazoum est accusé par les autorités actuelles de haute trahison d’où la demande de la levée de son immunité.

Après le 10 mai dernier, date à laquelle le verdict a été attendu, avant d’être renvoyé à ce vendredi 7 juillet 2024, sur demande de ses avocats, l’ancien président de la République Mohamed Bazoum renversé par un coup d’Etat le 26 Juillet 2023, doit encore attendre pour être fixé sur son sort. La Cour d’Etat lèvera-t-elle son immunité ou pas ?

Wait and see

 

Ibrahim Moussa


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